Mardi 13 décembre 2011
Les AOC sont devenues un argument de vente incontournable. Les critères communs d’appellation font pourtant courir le risque d’une standardisation des goûts et la mise à l’écart de modes de production alternatifs ou innovants.
Professeur des universités en géographie culturelle de l’alimentation à l’université de Paris IV-Sorbonne1. Il est aussi chercheur au Laboratoire Espaces, Nature et Culture (UMR 8185)2 du CNRS. Agrégé et docteur en géographie, il a été professeur de classes préparatoires aux grandes écoles, inspecteur pédagogique régional d’histoire et géographie avant d’être élu à l’université de Paris-IV où il a dirigé le master Alimentation & cultures alimentaires.
Ses recherches portent sur toute approche géoculturelle, dans le décryptage de l’actualité, les formes de contestation et validation des pratiques sociales, l’esthétique par l’espace.
Viticulteur (Coteaux du Layon), auteur d’un blog sur le vin.
Disponible ici ou sur le site national des cafés géo (http://www.cafe-geo.net)
Mardi 10 janvier 2012
La propriété privée est un droit fondamental considéré comme une aspiration partagée par tous. La recherche de formes alternatives d’habitat passant par le partage des espaces pose la question de l’évolution du régime de la propriété ainsi que de celle de la conception des limites juridiques, culturelles et architecturales de la séparation entre espaces publics et espaces privés.
Sociologue, maître assistante associée à l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Paris La Villette, chercheure programme Alter-prop (http://alter-prop.crevilles-dev.org/)
Architecte, Université Technique de Delft (Pays-Bas), chercheure invitée 2011 Le Studium (Orléans et laboratoire CITERES), chercheure associée au programme Alter prop
Maître de conférences en droit public à l’Université François-Rabelais (Tours), chercheure associée au programme Alter prop.
L’enregistrement audio de ce café géo est disponible au format mp3 (137 Mo)
Cet enregistrement est sous license Creative Commons by-nc-nd
Mardi 14 février 2012
Dans les sociétés modernes, le progrès technique est souvent assimilé à l’amélioration des conditions de vie. L’eau courante, l’électricité, le gaz ont permis de révolutionner le confort individuel ; le train à vapeur puis la voiture individuelle ont bouleversé notre rapport à l’espace et au temps ; l’application industrielle des connaissances en chimie permet l’utilisation de nouveaux matériaux, l’amélioration des produits cosmétiques, la production d’engrais, la découverte de nouveaux médicaments... Ces avancées scientifiques ont pourtant pour la plupart d’entre elles de lourdes contreparties. Des coups de grisou dans les mines de charbon à la récente tragédie de Fukushima, les catastrophes industrielles ont entre temps considérablement changé d’ampleur et varié de nature. Les explosions d’usines ou de raffinerie, les fuites d’effluents industriels dans les cours d’eau ou encore les marées noires défraient régulièrement la chronique et posent à chaque fois le débat de la maîtrise des risques dont nous sommes à l’origine. La question de la possibilité pour le progrès technique de répondre lui-même aux maux qu'il engendre est également posée. Finalement, comment sont mis en débats les risques industriels ? Qui décident des risques que nous encourront ? Comment sont définies et spatialisés les zones exposées aux risques ?
Maître de conférences en aménagement à Université François-Rabelais (Tours). Chercheuse associée au LATTS et à CITERES, ses recherches portent sur la gestion des risques collectifs, l’administration locale et les politiques publiques territoriales.
Membre (Présidente) du collectif de riverains de l'usine Primagaz de Saint-Pierre-des-Corps
Mercredi 11 avril 2012
Chaque scrutin électoral provoque son cortège de cartes, utilisées comme illustrations par les émissions télévisées ou comme outil d’analyse par les géographes, permettant de spatialiser les catégories statistiques de la sociologie électorale, et d’identifier les corrélations éventuelles entre les comportements électoraux et les modes d’habiter. Mais comment cette analyse des résultats des scrutins peut-elle donner corps à une véritable géographie électorale ? La politique est-elle une affaire de géographie ? Existe-t-il réellement des terres de gauche et des terres de droite ? Comment expliquer la répartition des votes à l’échelle locale, régionale, nationale ?
Géographe-cartographe, ingénieur d’études à la Maison des sciences de l’homme « Villes et Territoires » de l’Université François-Rabelais (Tours).
Maître de conférences en économique à l’Université François-Rabelais (Tours)
Les lieux du commerce sexuel répondent à des logiques de contraintes et d’opportunités très spécifiques. La remise en cause du racolage passif et la transformation des anciens quartiers chauds ont profondément changé les pratiques de la prostitution.
Sociologue, chargé de Recherche au CNRS. Il est l’auteur de plusieurs enquêtes sur le thème de la prostitution. Spécialiste des mouvements sociaux, il étudie leur naissance dans les milieux socialement défavorisés voire marginalisés ou stigmatisés. Il s’intéresse aux moyens d’action et de protestation des plus démunis.
Membre de la Délégation d’Indre et Loire du Mouvement du Nid, association française ayant "pour but d’agir sur les causes et les conséquences de la prostitution en vue de sa disparition".
L’enregistrement audio de ce café géo est disponible au format mp3 (116,6 Mo)
Cet enregistrement est sous license Creative Commons by-nc-nd